Le projet canoë : 4 mois, 4 Canoës, 4 jours.

Détails

" Une difficulté n'en est plus une, à partir du moment où vous en souriez, ou vous l'affrontez"

"Que ton ambition soit de voir, non pas ce que tu pourras tirer du travail, mais ce que tu pourras y mettre de toi."

Baden Powell.

 Un projet Ambitieux :

Dans le froid du mois de Février 2013 les pionniers et caravelles du groupe des 2 Rives (Thiais-Choisy) se réunissent dans leur local autour de la faible chaleur de leur chauffage au gaz afin de lancer leur projet décidé quelques temps auparavant : La descente de la Dordogne en canoë. Leurs chefs dont le cerveau a du être gelé par les températures basses de cet hiver vont leur proposer un projet hors du commun.  Ils descendront bien la Dordogne en canoë, mais avec des canoës fabriqués de leurs mains.

Le projet est ambitieux, construire en 4 mois 4 canoës en prenant en compte les difficultés calendaires des examens. Une esquisse de planning est ébauchée. On vous rassure cela ne se passera pas comme prévu mais les chefs accompagneront, motiveront les jeunes jusqu’à la veille du départ en camp.

4 canoës, 4 mois :

 

Les vacances d’hivers sont terminées, pendant lesquelles les plans des canoës récupérés sur internet sont affichés au local. La technique du cousu-collé va être utilisée. Le principe de fabrication est simple : Les canoës de 5m50 sont tracés et découpés dans des planches de contreplaqués de 5mm puis assemblés dans un premier temps à blanc à l’aide de liens de plastiques. Avant de réaliser le montage à blanc, les parties du canoës sont assemblés en bout à l’aide de résine et de fibre de verre. Puis grâce à un mélange de résine et de sciure de bois nous allons fixer les parties de la coque entre elles, ce sont les joints congés.  Le canoë prend forme.

Après ponçage le contreplaqué va se retrouver prit en sandwich entre deux couches de fibre de verre résiné. La résine et la fibre de verre ont trois fonctions, assurer l’étanchéité du canoë,  protéger le contreplaqué qui est hydrophobe, et enfin donner de la consistance et de la résistance à la coque. Vient ensuite la fixation des structures et caissons d’étanchéité qui donneront de la rigidité de l’ensemble et assureront la flottabilité des canoës en cas de retournement. Enfin la coque est glacée puis poncée légèrement pour accueillir l’apprêt et la peinture. Pour terminer les sièges sont fixés sur la structure

Bien évidemment l’explication est bien plus simple que la réalisation surtout lorsqu’on manipule pour la première fois tous ces produits. La résine qui sèche plus vite que prévu, le canoë qui tombe de son établi et brise ses joints congés,  la sciure contenant des morceaux trop gros qu’il nous faut poncer par la suite, le temps froid et pluvieux qui ne se prête pas au séchage de la résine, les révisions et examens, autant de difficultés qu’il faut surmonter. Mais  l’acharnement de Thierry leur chef, l’aide apportée par certains parents, la motivation des pionniers caravelles lors des deux dernières semaines les canoës seront finis la veille du départ en camp. Il ne restera plus qu’à fixer les bandes de tissus sur les sièges avant la descente de la Dordogne.

Le premier jour de la descente nous nous levons tôt pour être les premiers sur les rives de la Dordogne, à Argentat. Les canoës n’ont pas été testés, il ne faut pas trop de monde lors de leur mise à l’eau. La première équipe arrive tôt sur les bords de la rivière : Leur mission tester les canoës. Mais laissons les pionniers vous raconter l’histoire.

4 jours :

Nous avons passé quatre jours assez mouvementés sur la Dordogne. Le premier jour sera le plus difficile. Quelques péripéties nous mettent dans le pétrin. La journée commence pourtant bien nous sommes sur l’eau à 9h00 du matin, crème solaire, maillots lycras et lunettes de soleil. Les débuts en canotage sont difficiles car nous ne maîtrisons pas tous correctement nos canoës et nos pagaies. Mais cela ne nous empêche pas d’avancer jusqu’à un passage de roches à fleur d’eau. C’est à cet endroit que dessale un groupe puis, par la suite un second accident qui nous ruine un canoë qui se brise en deux contre un rocher. Consolé par une rencontre avec de beaux pompiers qui nous aident à sortir notre épave nous arrivons sur le lieu de bivouac pour la nuit. Nous sommes démotivés et déçus en arrivant à Beaulieu. Désormais, il faudra que nous soyons quatre par canoës. Nous craignons que notre périple s’écourte si les canoës ne tiennent pas le coup.

Le lendemain direction Carennac. Nous partons au petit matin. On se remonte le moral en chantant à tue-tête. Le courant étant faible nous faisons des jeux, des batailles d’eau et des courses pour passer le temps. Arrivés tôt au camping, une bonne piscine nous attend pour récupérer, suivie d’une veillée « improvisation ». Les canoës ont tenu la journée, pourvu qu’ils ne nous lâchent pas demain.

Troisième jour. Paysages grandioses, châteaux surplombant la Dordogne, falaises, forêts intenses, le tout sous un ciel bleu et un soleil généreux. Nous passons une glissière avec une petite frayeur. Nous nous laissons glisser le long de petits rapides à la nage. Après une bonne journée de rame qui nous a mené à Meyronne nous nous détendons et terminons notre journée par une veillée « times-up © ».

Enfin, le dernier jour nous profitons pleinement, c’est beau, c’est sympa mais cela sent la fin. Arrivés à Souillac, nous sommes très fatigués mais pourtant on aurait aimé en profiter davantage. Notre périple se termine à Souillac. 80km en quatre jours, nous avons affronté la Dordogne avec des canoës fabriqués de nos mains. Nous sommes fatigués mais très fiers de notre projet.

   

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